The Original I Ching
esenfr
← toutes les expériences
階 · 易 · une hiérarchie de modèles nuls

L’échelle des modèles nuls

Une hiérarchie d’alibis, et ce qui reste à expliquer à chaque échelon

Touchez un échelon de la carte pour voir ce que ce modèle nul concède et comment s’y tiennent les quatre signatures du Roi Wen.

Dire qu’un ordre « n’est pas le hasard » dépend duquel. Nous gravissons ici une échelle de modèles nuls conditionnels, du battage libre au plus contraint, et à chaque échelon nous réévaluons les quatre signatures connues du Roi Wen. Chaque modèle nul est un alibi accordé : il fixe une partie de la structure et demande ce qui reste à expliquer.

La carte : les signatures par échelon
transitionalternancequatuorsasymétrie
97,53,899,299,9
29,46,289,8const.
31,96,587,7const.
33,210,890,4const.
29,93,3const.const.
17,63,5const.const.

couleur = écart du percentile par rapport au centre (50) · les cellules marquées sont constantes : la statistique ne varie pas sous ce modèle nul

Touchez un échelon pour voir ce qu’il accorde
P1 · paires

Accorde la règle de paires : les 32 paires sont permutées comme des blocs et chacune est retournée ou non. C’est le modèle nul de l’article.

distance moyenne de transition
29,4
autocorrélation de rang 1 (alternance)
6,2
groupes de 4 à 12 yang
89,8
asymétrie intra/inter-paires
constante sous ce modèle nul

valeur observée: s1 3,3492 · s2 −0,2469 · s3 7 · s4 3,75

Ce que l’échelle enseigne

Canons et ancres n’ajoutent aucune explication. Entre P1 et P3 les percentiles bougent à peine : une fois la règle de paires accordée, savoir en plus que les canons ne se mélangent pas, ou que les quatre ancres sont clouées, ne change pas ce qui reste à expliquer. La règle de paires porte déjà presque tout.

Micro-théorème d’invariance

Préserver les quatuors préserve la somme de yang de chaque bloc de quatre : permuter des blocs entiers et retourner à l’intérieur d’une paire ne change pas combien de lignes yang le bloc contient. Comme dans le Roi Wen 7 des 16 blocs totalisent 12 yang, sous P4 et P5 la signature vaut 7 dans TOUT échantillon. Son percentile de 0,0 n’est pas un signal extrême : c’est l’arithmétique d’une constante. La signature des quatuors est un corollaire de l’appartenance aux quatuors.

somme de yang de chaque bloc de quatre, dans l’ordre reçu
1010161210814121212161012121412
Le résidu du sommet

En P5, l’ordre des paires déjà fixé et seuls les retournements tirés au sort, l’alternance se place au percentile 3,5, plus extrême que le 6,2 de P1 : les orientations reçues alternent plus que des orientations tirées au sort. Voilà le résidu que l’échelle ne parvient pas à expliquer, et il habite le dernier degré de liberté qui reste.

Les deux lectures, comme la maison l’exige : lu seul, ce résidu est suggestif ; lu comme le meilleur résultat d’une batterie de signatures et d’échelons, il ne survit pas à la correction. Et il rejoint la question de la paire : le même degré de liberté qui décide quel hexagramme ouvre chaque paire participe à l’anti-habituation des distances.

Une note sur les ancres, qui est une leçon sur le renversement et le complément : les quatre sont les paires dont les membres sont des palindromes, qui s’apparient par complément par nécessité, parce que les renverser les laisse inchangés. Le raccourci qui cherche « a XOR b = 63 » attrape 8 paires, non 4 : il est aussi vérifié par quatre paires où renversement et complément coïncident (11-12, 17-18, 53-54, 63-64), et celles-là sont des paires de renversement. En clouer huit au lieu de quatre déplace l’échelon P3.

20 000 échantillons par échelon, graine 20260722. Percentile = 100 × P(statistique < observée), la convention de la maison. Les définitions des quatre signatures sont celles du dialogue avec Chan, réutilisées et non réécrites.

Aucun sceau : la recherche d’originalité de cette méthode est en attente. L’échelle est une candidate, pas une découverte.